Chronicle of the restoration
1998-1999
LE RETOUR DES COLLECTIONS À PARIS, LA DERNIÈRE LIGNE DROITE…
Octobre 1998 :
Transfert de la maîtrise d’ouvrage à l’établissement public de maîtrise d’ouvrage des travaux culturels (EPMOTC)
À partir de fin 1998, et jusqu’à la réouverture :
Restauration, retour et installation des collections et des dispositifs spécifiques…
Certaines des œuvres déménagées dans les réserves ont été restaurées. Celles choisies pour figurer dans la future présentation permanente du Musée commencent à revenir sur le site de la rue Saint-Martin. Parallèlement, sont réalisés et installés les dispositifs pédagogiques et muséographiques : les nouveaux espaces du Musée s’aménagent…
1999 :
Aménagement de la Chapelle Saint-Martin-des-Champs
Une consultation pour la création d’une muséographie spécifique de la Chapelle est lancée. Le lauréat est l’architecte François Deslaugiers, concepteur des réserves du Musée, associé à Philippe Roussel. Son projet, associe alors l’imaginaire, avec une présence verticale des objets, et le réalisme, avec une structure transparente et fonctionnelle, faite de verre et de métal.
François Deslaugiers revient sur les étapes de cette réalisation originale : « Le point de départ de ma réflexion, sur lequel Dominique Ferriot et Luc Tessier avaient beaucoup insisté, était la présence d’une dynamique dans le projet (…). L’idée de mettre en scène le visiteur s’est imposée rapidement devant les contraintes spatiales et historiques du lieu d’exposition. Il était nécessaire d’intégrer une structure qui ne devait pas altérer l’église restaurée. L’importance de l’espace à utiliser, la hauteur à mettre en évidence et le nombre élevé des objets à exposer demandaient à être conciliés dans un projet cohérent. Et quels objets ! Des voitures, des avions, des moteurs, la statue de la Liberté, le pendule de Foucault, sont exposés aux côtés de la machine de Scott et des vestiges des fouilles archéologiques menées dans ces lieux pendant plus de deux ans (…). Le choix s’est alors porté sur une promenade, faire visiter la chapelle aux nombreux passants en les amenant vers les objets. La chapelle elle-même est ainsi mise en scène. Le parcours est décomposé en trois parties : la rampe, la rotonde et la structure, qui répondent à la singularité de la collection exposée. Les objets sont présentés dans des sous-ensembles qui jalonnent les étapes de cette promenade, l’histoire du Conservatoire dans le déambulatoire, le pendule de Foucault dans le chœur, et dans la nef, la statue de la Liberté et ses éléments, les voitures dans la structure, les avions suspendus à la charpente. Tous ces ensembles, le visiteur les découvre l’un après l’autre, au gré de sa visite ».
In La Revue n°28-29, article « Entretien avec François Deslaugiers, architecte », propos recueillis par Anne-Catherine Hauglustaine, Mars 2000.
Fin 1999 :
Fin de l’aménagement et livraison de l’ensemble des espaces rénovés

















