History
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L'époque classique
LES FASTES DE L’ÈRE CLASSIQUE
Au cours de l’Ancien Régime, les bâtiments conventuels bénéficient d’embellissements ambitieux. Sous Henri III, un portail monumental, donnant accès à la cour du monastère, est élevé en bordure de la rue Saint-Martin. L’érudit mystique Guillaume Postel, hôte du prieuré depuis 1562, y finit ses jours en 1581.
En 1626, François Mansart pare l’église d’un imposant maître-autel. Durant la première moitié du XVIIe siècle, le monastère se penche sur son passé. L’historiographe de Saint-Martin-des-Champs, dom Martin Marrier, publie en 1606 un recueil de tous les documents officiels qui ont présidé au destin du lieu (1). En 1636, il donne, dans un nouvel ouvrage (2), une description exhaustive du prieuré, consignant avec minutie l’emplacement des dalles mortuaires et leurs épigraphies, souvent riches d’inestimables détails biographiques. Autre témoin privilégié, sous le règne de Louis XIV cette fois, le dessinateur Boudan, qui exécute pour l’amateur d’antiquités Roger de Gaignières les relevés de nombreux monuments funéraires, dont ceux du prieuré martinien (3) .
La construction d’un cloître dorique, entreprise en 1702 sur les plans de Pierre Bullet, s’achève en 1720. Le nouveau dortoir est terminé en 1742. Vers 1765, la façade de l’église est refaite dans le style jésuite.
Au cours de l’Ancien Régime, les bâtiments conventuels bénéficient d’embellissements ambitieux. Sous Henri III, un portail monumental, donnant accès à la cour du monastère, est élevé en bordure de la rue Saint-Martin. L’érudit mystique Guillaume Postel, hôte du prieuré depuis 1562, y finit ses jours en 1581.
En 1626, François Mansart pare l’église d’un imposant maître-autel. Durant la première moitié du XVIIe siècle, le monastère se penche sur son passé. L’historiographe de Saint-Martin-des-Champs, dom Martin Marrier, publie en 1606 un recueil de tous les documents officiels qui ont présidé au destin du lieu (1). En 1636, il donne, dans un nouvel ouvrage (2), une description exhaustive du prieuré, consignant avec minutie l’emplacement des dalles mortuaires et leurs épigraphies, souvent riches d’inestimables détails biographiques. Autre témoin privilégié, sous le règne de Louis XIV cette fois, le dessinateur Boudan, qui exécute pour l’amateur d’antiquités Roger de Gaignières les relevés de nombreux monuments funéraires, dont ceux du prieuré martinien (3) .
La construction d’un cloître dorique, entreprise en 1702 sur les plans de Pierre Bullet, s’achève en 1720. Le nouveau dortoir est terminé en 1742. Vers 1765, la façade de l’église est refaite dans le style jésuite.
(1) Voir le compte-rendu exhaustif cité par Martin MARRIER dans Martiniana, id est, litteræ, tituli, cartæ, privilegia, et documenta [...]. Paris, Nicolas du Fossé, 1606. Archives nationales, LL 1383.
(2) Monasterii regalis S. Martini de Campis Paris[iensis], ordinis Cluniacensis historia. Paris, Sébastien Cramoisy, 1636. Rééd. 1637.
(3) Bibliothèque nationale de France. Cabinet des Estampes, Recueil Gaignières, Pe 11 b rés.








